Nuits macabres

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Bonjour à toutes et tous,

Tout d’abord, je vous souhaite de passer un excellent week-end en famille, entre amis ou tout simplement avec les personnes qu’on apprécie beaucoup.
Ensuite, laissez-moi vous présenter ou représenter mon dernier thriller “Nuits macabres“, sorti en mars 2016, toujours bien placé dans le top 100 Amazon, catégorie Supernaturel.
Je vous invite à fouiner du côté de ma page auteur si vous êtes plus attiré par la littérature sentimentale ou le policier, suspense. Vous y trouverez votre bonheur… je l’espère. ;)

Et maintenant, un petit extrait :

“La Renault Clio grise s’arrêta un instant dans le virage, laissant le temps au passager de descendre, puis repartit aussitôt. Thomas Verrier préférait remonter la rue jusqu’à chez lui, quelques mètres plus loin. Il aurait dû être rentré de son travail depuis vingt heures trente mais, comme chaque vendredi, il s’était attardé au bar avec ses collègues. La marche ne dissipait jamais l’alcool qu’il buvait au cours de ces soirées arrosées. Elle lui permettait toutefois de retrouver un semblant d’équilibre dans sa démarche. Sa femme devait probablement dormir mais, dans le cas contraire, il tenait à garder un minimum l’esprit clair. Après vingt-cinq ans de mariage, Thomas n’arrivait toujours pas à anticiper les réactions de son épouse.
Même si un seul réverbère éclairait discrètement la rue, le ciel lui parut étrangement sombre. Thomas n’était pas soûl au point de ne plus rien apercevoir. Un léger bruit le força à se retourner vers les buissons. Il alluma son zippo et sursauta en apercevant la silhouette cylindrique de la demoiselle, ancien vestige des remparts de la ville. Au-dessus du talus, il pouvait discerner une faible luminosité provenant des deux tours de la façade de la cathédrale Saint-Etienne.
– Aidez-moi ! S’il vous plaît !
La voix émanait des buissons, juste derrière la grosse dame en pierre taillée. Une voix féminine, chancelante et à peine audible.
– Qui est la ? S’enquit Thomas, fouillant les alentours d’un regard méfiant et curieux à la fois.
Quelqu’un agita un bras menu, non loin du grillage. Une jeune femme était allongée dans l’herbe rase et semblait peiner à se lever.
– Nom d’un… Laissez-moi vous aider ! S’affola Thomas en se précipitant vers elle.
Avec délicatesse, il aida l’inconnue à se lever, constatant malgré lui qu’elle était entièrement nue. Sa peau d’une pâleur inquiétante contrastait avec sa longue chevelure rousse. Son corps émacié et trempé était couvert d’éraflures.
– Mais que vous est-il arrivé ?
Tremblante de froid et de peur, la jeune femme désigna le fossé d’où s’écoulait l’Ingressin.
– Qui vous a fait ça, ma pauvre petite ? Retirer vos vêtements et vous jeter comme un vulgaire paquet dans le ruisseau !
Il ôta d’emblée sa veste et la déposa sur les frêles épaules, après avoir fouillé dans une poche pour prendre son téléphone portable.
– Des manants… deux… balbutia la jeune inconnue qui observait les alentours d’un œil ahuri.
– Vous voulez dire deux hommes, rectifia Thomas, quelque peu étonné par le terme employé. Je suis peut-être vieux, mais on ne dit plus manant. Enfin, je crois. Je vais appeler la police. Ils vont vous aider à retrouver vos affaires et ces deux abrutis.
Quand le cadran du téléphone s’alluma en émettant un léger son, la jeune femme fit un bond en arrière.
– Allons, allons, ma petite, tenta de la rassurer Thomas, quelqu’un va prendre soin de vous.
Il venait de composer le 17 quand l’inconnue le saisit brutalement par la gorge. Surpris par cette attaque, Thomas lâcha instinctivement son téléphone pour se dégager. La poigne de son agresseur était puissante et l’empêchait de prononcer la moindre parole. Avec horreur, il se sentit décoller du sol tandis que cette jeune femme, aux traits fins et délicats, laissait apparaître un regard rouge sang. Sa peau se veina lentement, violaçant son visage blême. Ses lèvres se retroussèrent en un sourire machiavélique, laissant dépasser deux rangées de dents longues et pointues.
– Tu as raison, le vilain, ricana-t-elle d’une voix devenue caverneuse, tu es trop vieux. Mais j’ai besoin de force et tu feras très bien l’affaire.
Manquant d’air, Thomas commençait sérieusement à suffoquer. Les mots mouraient sur ses lèvres. Des larmes coulaient le long de ses joues. La démone planta goulûment ses dents acérées dans son cou, arrachant un amas de chair. Elle en apprécia bruyamment le goût, tandis que les yeux de sa victime se révulsaient.”

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